Elisa Kohler

1987 Diplôme B (art et enseignement), Section Peinture, Atelier Claude Sandoz, Ecole Supérieur d’Art Visuel, Genève





Expositions collectives

2010 "Dessins", Halle de l'Ile Genève

2010 "Paysages", Ferme de la chapelle, Genève

2010 "15x50", Halle de l'Ile, Genève

2009 "15x50" , Villa Dutoit, Genève

2009 "La paix au Proche Orient", Villa Jardin Alpin, Meyrin

2006 "Accrochage début d’année", Galerie du Manoir, La Chaud-de-Fonds

2005  "Nature", Villa Dutoit, Genève

2003  "Sur l’eau", à l’ONU, Genève. 



Expositions individuelles


2009 "Peintures ", Le Manoir, 1223 Cologny

2006 "Peintures et dessins", Espace Ephémère, Genève

2005 "Peintures ", Galerie 217, Croix du Rozon, Genève

2005  "ICS", quai du Mont-Blanc 29, Genève

2003  "Timeless", Galerie Arcade Chausse-Coqs, Genève




Démarche

A travers la peinture j’explore mes perceptions, chaque jour différentes, sur les choses et les êtres que je vois ou que j’ai mémorisé. Mes travaux sont le fruit de ces questionnements sur le macro et micro cosmos. Les liens qui relient le tout et qui n’apparaissent pourtant pas devant nos yeux.

Je sens une intense transformation dans le tout petit comme dans le tout grand et j’essaie de parler de ces liens, de ces rencontres, de ces turbulences et de ces ré-équilibrage.

Je travaille à partit des photos prises dans la nature, à partir d’une intuition ou d’un ressenti d’une situation vécue.

Les supports sont les toiles et le papier, la technique de l’acrylique, de la gouache, des pigments et des pastels.


Depuis 2006 mon travail évolue au rythme de mes recherches. L’espace de la peinture se modifie, l’écoute des couleurs devient de plus en plus importante.

Les traits se sont effacés et à leur place se mettent des lignes ou des lignes se forment grâce aux divers surfaces de couleurs.

Il y a le point qui apparaît et s’élargir à un rond ou à une sphère.

La technique de l’acrylique, de la gouache, des craies aquarelles, des pigments et des pastels, ainsi que du fusain et de l’encre.

"Crepuscule" 2008
acrylique 150 x 115 cm
"Begeisterung" 2009
acrylique 170 x 125 cm

www.elisakoh.com

ELISA KOHLER OU LA MARCHE DU PELERIN

La peinture a été le grand moteur du travail de la vision jusqu’au début du 20ème siècle.

Tous les territoires propres à ce médium ont été parcourus, questionnés, bouleversés, donnant à chaque fois une hiérarchie nouvelle aux modes de représentation.

Renouvelant non seulement les sujets de la peinture mais surtout notre relation au tableau.

Que conquérir encore, ou comment, dans ce champs aux confins immense, inscrire sa singularité ? Comment avec ces outils qui pèsent leur poids de l’histoire insuffler  du nouveau ?

Elisa Kohler, jour après jour dans un rituel sans relâche essaie de se frayer un chemin. Mais comment dégager sa subjectivité de formes et de couleur déjà toutes faites, toutes déjà connotées et que, malgré cela, elle m’exprimeront encore ?

Refaire le chemin. Remonter le fil et traverser tel un pèlerin chaque recoin de la peinture.
Ici des images insolites, étranges, entre figuration narrative et évocations fantasmées dont le fil fuit  à chaque fois que l’on croit tenir l’énigme.

Là des monochromes bleus, champs infinis de la surface,  plongeon de l’œil et du corps dans l’étendue d’une couleur. Eprouver sa qualité.
Par ailleurs chercher une structure, poser des termes simples,  recadrer le champ avec des formes géométriques élémentaires.

Travailler l’impulsion, la trace,  revenir au geste comme premier contact,  puis rythmes et mouvements.

Et puis il y a le doute, qui  pousse au continuel recommencement, comme si à chaque fois il fallait tout reprendre à zéro. Mais quel zéro ? Où ?

G.Richter disait que la peinture n’a rien à voir  avec la pensée. Quand on peint, la pensée est peinture.  Peindre pour Elisa, c’est cherché un sens à travers la peinture.

Polke pensait qu’il devait y avoir quelque chose d’essentiel dans la peinture pour que les fous peignent sans qu’on le leur demande. Il y a de cette obsession chez Elisa Kohler, remplissant des pages et des pages, enregistrant tel un sismographe le passage de son temps.

Et le tableau alors ? Le tableau me paraît être un élément d’une série infinie de possibilités. Et c’est peut-être là que réside la singularité du travail d’Elisa Kohler : il n’y a pas un tableau mais des tableaux tels les cailloux du petit Poucet : des marques, pour-suivre son chemin.

Danielle Hubert

"Die Wendung" 2008
acrylique 95 x 130 cm
"S'approcher en douceur"
acrylique 150 x 115 cm
"Entre Saison" 2004
acrylique 115 x 150 cm
"Se Liberer"
acrylique 105 x 125 cm
"Er-Wachen" 2005
acrylique 125 x 171 cm
"Pousses" 1998
gouache et acrylique 90 x 110 cm
"Printemps" 2000
huile à l'eau 95 x 115 cm